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Woody Gooch, comment une photo de la mer nous ramène à l’essentiel

Woody Gooch, how a photo of the sea brings us back to basics

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WOODY GOOCH

Autodidacte à l'œil aiguisé par ses jeunes années passées aux côtés de l’océan, le surf offre un premier sujet de choix à Woody Gooch. Aujourd’hui, il compte des grands noms du luxe à aux géants de l’automobile parmi ses clients. Même s’il a voulu se concentrer un temps sur d’autres thématiques, le jeune photographe australien continue de définir un style à chaque fois qu’il capture une photo de la mer. Portrait d’un talent à l’esthétique à la fois brute et toute en finesse. 

DU SURF À LA PHOTO ARTISTIQUE DE PAYSAGE

Le surf, le skate et les voyages, les passions de Woody Gooch ne demandaient qu’à passer devant l’objectif quand il a commencé à prendre des photos en autodidacte. Puis, le succès à 21 ans apporté par une image prise sur le vif, comme il sait si bien le faire, le propulse sur le devant de la scène des jeunes talents de la photographie d’art australienne. La série Coloured Lines que nous avons sélectionnée résume la rencontre entre le talent de Woody Gooch et l’une des thématiques favorites d’X-Plorar : la photo de la mer. 

Le photographe affectionne le minimalisme, les grands espaces vides, qu’il cadre grâce à une grande maîtrise technique, mais aussi la capacité à saisir l’atmosphère du moment. Ses perspectives de prédilection varient : tantôt en semi-immergé entre surfeurs, d’autres fois des lignes d’horizon tranchantes prises à distance ou perché du haut d’un avion en photo aérienne. Oscillant entre les extrêmes, Gooch passe des espaces négatifs forts aux compositions faites de nuances qui confèrent un sentiment d’étrangeté à ses photos de la nature.

Si l’étiquette du photographe de surf lui colle à la peau, c’est bien ainsi qu’il a appris à connaître la nature et ses différents visages, parfois dignes d’une photo surréaliste. Même si le temps passé dans les vagues reste un plaisir avec lequel il renoue sans cesse, le jeune photographe continue à rechercher d’autres sujets lors de ses voyages. “C'est ce qui est génial avec les voyages, plutôt que de simplement faire des voyages de surf, vous pouvez voir d’autres éléments qui composent un pays,” raconte-t'il dans une interview au sujet d’une série de photos de cavaliers indonésiens. Un déménagement à Tokyo pour changer de cadre et de paysage lui permet de se concentrer sur d’autres sujets. Pourtant, l'Australien ne perd pas sa passion pour les grands espaces, qu’ils soient aquatiques ou terriens. À chaque photo de la nature qu’il prend, Gooch tire le portrait de tout un territoire. Il s’est même récemment essayé au 7e art en explorant sa terre natale, caméra à la main, dans le court-métrage “Electric Eye”, réalisé pour Audi. 

ELECTRIC EYE: L'AUSTRALIE DANS TOUTE SA SPLENDEUR

Ce film, réalisé pour Audi, retrace visuellement 3,500 kilomètres pour 10 jours de road trip à explorer le paysage australien. Il aurait certes été plus simple d’enchaîner les vues aériennes du véhicule filant au travers du paysage australien. Mais Gooch avait une meilleure idée en tête : rendre hommage à sa terre natale qu’il remercie de lui avoir transmis la curiosité et la créativité qu’il déverse dans toute photo de la nature.  Dans ce court-métrage, le photographe a transvasé son rapport à l’océan empli d’humilité aux images en mouvement. Il plonge lui-même au cœur des paysages de plage, des côtes morcelées, créant ainsi une profondeur à la fois visuelle et émotionnelle dans le traitement de son sujet : l’Australie.

On y retrouve l’une de ses valeurs maîtresses : la vérité du moment. Gooch raconte la simplicité d’une vie vécue en symbiose avec la nature, soumise à ses sautes d’humeur. On ne peut s’empêcher de se remémorer les tragiques incendies qui ravagent régulièrement la côte Est de l’Australie depuis un certain nombre d’années.

Fascinant par tous les temps, le vivant qui nous entoure nous sort de notre nombrilisme, que l’on soit en train de surfer une vague ou de déguster un repas. “La nature peut vous duper ici,” narre le photographe devenu réalisateur en voix off avant d’ajouter : “il y a une nouvelle alchimie qui opère entre les gens et la terre ici.” Il est de même dans son style de photo de la mer où on ressent quelque chose de viscéral, du registre de la survie, dans ces moments de turbulence ou d’immersion vécus de près grâce à l’objectif de Gooch.

CHAQUE PHOTO DE MER NOUS INVITE AU VOYAGE INTÉRIEUR

Toute photo de la nature sortie de l’objectif de Gooch, fait la part belle à son sujet par des angles étudiés. Car s’il est autodidacte, l’Australien ne laisse rien au hasard, il prépare ses sujets et en analyse le contexte et l’histoire pour en tirer des images empreintes de vérité. Tout élément retranscrit la présence du vivant : des nuages qui s'amoncellent, l’écume flottant au-dessus d’une vague qui déferle, les volutes de fumée jaillissant du sol ou encore le balancier des brindilles au vent. Si la plupart des photos figent leur sujet, celles de Gooch expriment plutôt une poussée, une accélération, un écrasement, un ralentissement ou encore une prise de hauteur suspendue dans les airs… 

Ces moments, nous les vivons également, mais nous ne les reconnaissons pas forcément comme des événements dignes d’un voyage intérieur créatif comme celui de Gooch. Le photographe lui-même admet une forte teneur en émotions dans son travail, qu’elles soient accumulées lors des phases préparatoires ou surgissent au moment de poser le doigt sur le déclencheur. 

La pénombre qui rend une photo surréaliste quand elle est causée par un orage en pleine journée, une vision floutée par la brume, ou encore les éclaboussures des premières gouttes d’une averse, ces événements font partie de notre quotidien. Chacun d’entre eux est prétexte à un moment de poésie visuelle et les vivre pleinement revient à embrasser l’éphémère, une fuite non pas en avant, mais dans le présent. Gooch retranscrit des faits réels auxquels il a participé tout en leur infusant une étrangeté hors du temps, comme si ces images émergeaient d’un autre monde. À nous de rêver à ces mondes et de les protéger.

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